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"Je voulais créer, donner à mon imagination la possibilité de restaurer, de construire et d'embellir. Je ne voulais pas de belle maison ancienne toute restaurée par quelqu'un d'autre, avec un jardin déjà bien établi. je désirais donner vie à un objet du passé délaissé pour le rendre pertinent et signifiant pour le présent, comme je le faisais pour les musiques des 17ème et 18ème siècles. Cette maison qui menaçait de s'écrouler et de disparaître à jamais était un choix parfait. Il est quasiment certain qu'aucun jardin n'avait existé. En arrivant en 1985, c'était la désolation autour de ce logis/ferme endormi. Quelques arbres fruitiers se trouvaient dans une cour meublée de vieilles baraques en tôle et de carcasses rouillées de voitures mortes depuis des décennies". La restauration de la maison a commencé, en 1986, par la couverture et la reprise de la maçonnerie. Le terrassement et le début du jardin ont suivi en 1987. William Christie confie alors ses idées et ses croquis à une paysagiste, Mme Sophie Matringe, qui a élaboré les premiers plans des jardins du Bâtiment. Dans l'esprit de W. Christie, le jardin devait représenter le prolongement de l'architecture de la maison et de ses espaces intérieurs. L'axe des portes et des fenêtres, les espaces intérieurs, leur volume et leur situation étaient rigoureusement respectés dans le travail des espaces et des axes extérieurs de la maison. Le logis du Bâtiment a été inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques en 1985. La disposition d'origine des pièces a été rigoureusement respectée. Au rez-de-chaussée comme à l'étage, les plafonds ainsi que les cheminées ont été admirablement peints, en évoquant tout un art de décoration français du grand siècle, par M. François Roux. ![]()
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